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Il est hors de question "d'acheter un âne dans un sac" et surtout, si l'on ne connaît pas
bien le secteur géographique où se trouve le bien il faut redoubler de précautions.
Il ne faut pas hésiter à se rendre au service du cadastre pour évaluer les risques potentiels
qui pourraient transformer un beau rêve en un véritable cauchemar.
Il est ainsi très facile de connaître les nuisances éventuelles qui pourraient apparaître
ultérieurement.
Par exemple, si vous souhaitez acheter un terrain il est indispensable de connaître le POS (1) (plan
d'occupation du sol) pour déterminer s'il serait possible d'installer à proximité une activité qui
entraîne des risques de nuisances.
Bien vérifier également les infrastructures routières à proximité, une petite route de campagne
pouvant devenir à tout moment une voie rapide ou une autoroute...
De même, une voie ferrée à traffic réduit peut s'avérer un axe susceptible de devenir une ligne TGV,
ou, tout du moins une ligne beaucoup plus fréquentée avec le temps.
Il en est de même pour une maison individuelle, voire pour un appartement, bien que dans ce cas il
soit plus facile d'appréhender l'environnement.
Un élément déterminant : se rendre sur place à différentes heures de la journée, voire de la nuit et
bien entendu plusieurs jours par semaine et par n'importe quel temps.
Cette démarche vous permettra de déceller toute anomalie qu'une simple visite un jour donné ne
vous aurait pas permis de constater.
Lors de la visite du bien, prenez tout votre temps même (et surtout) si le vendeur semble pressé...
Examinez avec attention l'état général du bien.
N'hésitez pas à poser un maximum de questions ...
Il ne faut surtout pas négliger les points importants lors de votre visite, demandez :
- l'année de construction du bien,
- le type de construction, traditionnel (briques + plâtre, charpente traditionnelle...) ou placo-plâtre,
charpente en fermettes,
- si le bien à moins de 10 ans, existence d'une garantie décennale.
Abordez tous les sujets : électiricté, plomberie, chauffage...
N'oubliez pas les aspects financiers : taxe d'habitation, impôts locaux, coût du chauffage...
Prenez votre temps, une visite trop rapide ne vous apportera rien.
Si vous n'avez pas eu le temps de tout examiner en détail, n'hésitez pas à demander un nouveau
rendez-vous pour une seconde visite après une première réflexion.
Si vous avez visité le bien avec un professionnel de l'immobilier vous pouvez également lui poser
des questions complémentaires sur les prix couramment pratiqués dans le secteur, ...
Prenez le temps de la réflexion, ne donnez pas votre réponse immédiatement même si vous avez
eu le coup de foudre pour le bien visité.
Enfin, n'hésitez pas à négocier le prix !
En suivant, à la lettre, ces quelques conseils vous ferez un achat réfléchi et vous ne le regretterez
sûrement pas.
Bonne chance dans vos recherches...
Auteur : Pierre FABRE / www.france-immoplus.fr
(1) Le plan d'occupation des sols (POS) est un document d'urbanisme prévu par le droit français,
dont le régime a été créé par la Loi d'orientation foncière de 1967.
Sa disparition a été prévue par la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains du
13 décembre 2000, au profit des nouveaux Plans locaux d'urbanisme (PLU).
Toutefois, les anciens POS subsistent et gardent toute leur validité juridique tant qu'ils n'ont
pas été transformés en PLU.
Si les POS étaient initialement élaborés et approuvés par les services de l'État, la loi du 7
janvier 1983 a transféré cette responsabilité aux services et aux élus des communes, qui doivent
bien évidemment recueillir les avis des services de l'État, des organismes publics et des
collectivités intéressées avant de les approuver.
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